Moi je n'ai quasiment pas fait exprès d'adopter Tania...
D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours voulu un chien. Mais une vie à Paris, un travail qui m'oblige à être absent fréquemment m'en avaient découragé. Un jour, ma vie change et l'envie me revient. Alors je traîne sur les forums d'adoption car je n'ai jamais voulu acheter mon compagnon. J'avais une vague idée du chien idéal : plutôt un berger, plutôt gros, plutôt une femelle. De fil en aiguille, j'atterris sur cocker forever et tombe sur la bille de clown de Tania, une cocker gold, race dont on m'avait dit le plus grand mal (ingérable, têtue, agressif et divers clichés du genre). Pas du tout ce à quoi j'avais pensé donc. J'envoie un mail sans trop y croire et sans trop savoir si je donnerai suite, Madame Patate me répond, me rappelle, je lui explique ma situation pour voir si elle était "Tanio-compatible". Il semble que oui.
Du coup, sans réfléchir, je saute dans la voiture direction Lille. En arrivant, j'ose à peine sonner tellement j'ai la trouille de faire une bêtise. D'ailleurs ça devait se voir un peu puisque la première chose que m'a dite Madame Patate c'est "alors, on a la boule au ventre?", oh que oui...J'entre et la voilà, ma super Tania toute espiègle, peur de rien qui vient me saluer gaiement. Là je craque, je fond, je n'arrive plus à parler et j'embarque la puce illico. Elle s'endort tout de suite sur le siège de la voiture (qu'elle a quitté depuis, les chiens par terre, surtout plein d'eau ou de sable, non mais!). Elle passera 10 jours avec moi, puis une semaine en pension chez vagabond car j'avais prévu de longue date un voyage à l'étranger et il fallait libérer la place de Tania pour soulager Madame Patate qui en fait déjà tellement (super endroit d'ailleurs, un bonheur pour les chiens).
A mon retour, je trouve une Tania en pleine forme, surexcitée, ravie de me revoir et bien décidée à rester collée à la voiture, histoire que je ne reparte pas sans elle!
Depuis, elle m'accompagne partout, en ville, à la plage, à la campagne, à pied, en bus, en métro, en train et même en skateboard. J'ai gardé ma vie un peu nomade mais désormais je ne fais plus la route tout seul...
Alors bien sûr, au début elle a tout cassé chez moi, tout salit, mangé le sol, détruit mes livres et s'est bagarrée avec les chiens de la famille. Depuis, on a beaucoup travaillé et elle a progressé. Elle sort sans laisse en plein Paris, elle sait rester seule quand je pars travailler, elle s'est même interposée lors d'un accrochage avec un type louche. Mais surtout c'est devenue une vraie boule de câlins. Bref, on ne se quitte plus et on s'adore.
Adoptez, adoptez, ils vous le rendent tellement bien!